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martes, 15 de diciembre de 2009

Y el Tiempo me engulle minuto tras minuto,
Como la nieve inmensa un cuerpo ya tieso;
Yo contemplo desde lo alto el globo en su redondez
Y no busco más el abrigo de una choza.

Avalancha, ¿quieres arrastrarme en tu caída?


Fragmento de El gusto de la nada
Las flores del mal, Charles Baudelaire (1905)

miércoles, 17 de junio de 2009

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'èquipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîne à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et vaule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!

CHARLES BAUDELAIRE (1821- 1867) "Un poeta maldito..."